Conférence de presse du 13/09/2016

Le Rassemblement Citoyen de la Gauche et des Ecologistes (RCGE) a tenu une conférence de presse de rentrée le 13 septembre 2016.  En voici un résumé : trois points principaux étaient au menu.

  • La campagne d’affichage du parti « Les Républicains » est totalement indigne

Dans le climat politique national, cette hystérisation et cette « trumpisation » du débat politique déplace le curseur de la violence. C’est dans ce contexte que des personnes se croient autorisées à faire feu sur le local du Parti Socialiste et menacer le maire jusqu’à son domicile. Ces affiches sont totalement irresponsables et nous espérons que l’ensemble des responsables politiques vont enfin condamner sans réserve ces agissements et appeler à un débat serein et démocratique.

  • La continuation de l’acharnement de l’Etat sur les collectivités territoriales et ses conséquences.

La ville de Grenoble a été plus fragilisée que les autres grandes villes à cause d’un passage funeste de la gestion Carignon (augmentation de 150% de la dette !), une augmentation des impôts sans restructuration des dépenses en 2009, et une épargne nette devenue négative en 2014. Et les 17 M€ de baisse des dotations de l’Etat. Il faut dire la vérité, et nous sommes malheureusement les seuls à le faire. Continuer comme avant c’était conduire la ville à la mise sous tutelle de la préfecture.

D’où la nécessité d’un redressement rapide pour des finances saines et de la capacité à agir : c’est-à-dire pouvoir faire les investissements indispensables pour préparer l’avenir, sans augmenter la dette, notamment dans le scolaire, l’accessibilité de la ville pour tous et l’entretien du patrimoine municipal.

  • Les perspectives du Rassemblement grenoblois

La participation des citoyens aux décisions qui les concernent est au cœur de notre projet politique et nous le mettons en place petit à petit. En octobre pour la 2eme fois les Grenoblois vont être appelés à voter pour les projets proposés dans le cadre du budget participatif, un grand nombre de rencontres et de débats autour de petits projets parfois ont lieu et remettent le citoyen au cœur de la ville… tout ceci prend du temps. Une votation citoyenne pourrait être mise en place en octobre 2016 sur le stationnement.

Le RCGE souhaite que plus de rencontres se mettent en place rapidement pour que les enjeux de la refondation du service public soient partagés avec les Grenobloises et les Grenoblois, en ce qui concerne l’évolution du réseau de la lecture publique par exemple. Pour la préparation du budget 2017, nous souhaitons que différents scénarios budgétaires soient proposés au débat public.

TEXTE COMPLET

  1. La campagne d’affichage du parti « Les Républicains » est totalement indigne.

Dans le contexte de crise et de tension que nous vivons actuellement, inciter à « la chasse à l’élu » est irresponsable. Quels que soient les désaccords, rien ne justifie de tels propos dans le cadre du débat politique. Le pire dans tout cela, c’est que la surenchère de violence verbale d’Alain Carignon et ses amis est surtout une histoire de lutte interne de la droite qui pollue depuis vingt ans la vie politique grenobloise. Si Monsieur Carignon qui s’est surtout rendu célèbre par ses condamnations veut débattre de l’évolution de la dette de la Ville qui a été multipliée par 2,5 sous son mandat (passant de 90 M€ en 1983 à 240 M€ en 1995), nous sommes prêts à en débattre calmement et point par point s’il le faut.

Enfin, nous dénonçons l’attitude de l’ensemble des responsables du parti les Républicains qui n’ont pas clairement condamné cette campagne de communication, c’est-à-dire à ce jour personne.

Cette hystérisation et cette « trumpisation » du débat politique déplace le curseur de la violence, et c’est dans ce contexte que des personnes se croient autorisées à faire feu sur le local du Parti Socialiste et menacer le maire jusqu’à son domicile. Cela est totalement intolérable, et nous espérons que l’ensemble des responsables politiques vont enfin condamner sans réserve ces agissements et enfin appeler au calme.

  1. L’austérité gouvernementale est destructrice des services publics locaux.

Une des nouvelles de la rentrée qui est un peu passée inaperçue, c’est la confirmation que l’austérité budgétaire aveugle enfonce les économies dans la crise et que le redressement économique passe par la relance de l’investissement public. Qui sont les dangereux gauchistes qui disent cela ? C’est le G20, réuni en Chine il y a quelques jours, ce qui confirme une étude moins connue mais très complète du Groupe Banque Postale qui désigne les collectivités territoriales comme le principal investisseur public.

Nous étions donc dans le vrai il y a un an, quand nous disions que la politique d’austérité aveugle de Hollande et Valls une grave erreur politique et économique ».

Idem quand nous avons adressé une lettre ouverte aux parlementaires de l’Isère « ne votez pas ce budget », il est catastrophique pour Grenoble : les députés et sénateurs de gauche de l’Isère ne nous ont pas entendu -sauf Annie David et Michèle Bonneton qui ne l’ont pas voté.

Si, comme le clament les oppositions, il y avait un problème de gestion propre à la majorité grenobloise, il n’y aurait qu’à Grenoble qu’il y aurait des économies à trouver.

Mais à Echirolles, Fontaine, Lyon, ou Villeurbanne… le modèle est le même : la baisse des dépenses, le non remplacement des départs à la retraite et… des hausses d’impôts !

Cela, nous avons le sentiment que les Grenoblois l’ont compris et ils nous disent régulièrement mais ils restent interrogatifs sur les difficultés propres à Grenoble.

Nous n’allons pas nous étendre sur les années de creusement de la dette des mandats précédents aujourd’hui, mais cela reste important. Vous pouvez retrouver notre analyse dans une note spécifique http://rassemblement-grenoble.org/?p=6340&preview=true. Nous avons prévu des communications ultérieures sur le sujet.

Quelques éléments à retenir toutefois : un passage funeste de la gestion Carignon (augmentation de 150% de la dette), une augmentation des impôts sans restructuration des dépenses en 2009, et une épargne nette devenue négative en 2014. Il faut dire la vérité, et nous sommes malheureusement les seuls à le faire continuer comme cela c’était conduire la ville à la faillite et la mise sous tutelle de la préfecture.

D’où la nécessité d’un redressement rapide pour des finances saines et de la capacité à agir : c’est-à-dire pouvoir faire les investissements indispensables pour préparer l’avenir, sans augmenter la dette, notamment dans le scolaire, l’accessibilité de la ville pour tous et l’entretien du patrimoine municipal.

De nouvelles réunions publiques vont être organisées par la Ville et le Rassemblement pour expliquer tous ces mécanismes. Nous souhaitons que cette année nos élus soient en mesure de mettre sur la table des scénarii budgétaires alternatifs pour alimenter le débat public entre citoyens, entre grenoblois… cela fait partie de nos engagements.

De notre côté, nous interpellerons les candidates et les candidats à l’élection présidentielle pour connaître leurs propositions en la matière.

  1. Les perspectives du Rassemblement grenoblois

L’action publique est en train de se métamorphoser, et le Rassemblement va continuer à y prendre toute sa part. Grenoble est souvent citée en exemple, mais de nombreuses grandes villes engagent elles aussi leur transition écologique. Citons simplement la ville de Paris pour sa volonté de rendre les berges de Seine aux parisiens et ses budgets participatifs, ou la politique vélo de Bordeaux.

La participation des citoyens aux décisions qui les concernent est au cœur de notre projet politique et nous le mettons en place petit à petit. En octobre pour la 2eme fois les Grenoblois vont être appelés à voter pour les projets proposés dans le cadre du budget participatif, un grand nombre de rencontres et de débats autour de petits projets parfois ont lieu et remettent le citoyen au cœur de la ville… tout ceci prend du temps.

A ce titre, le Rassemblement Citoyen de la Gauche et des Ecologistes souhaite que plus de rencontres se mettent en place rapidement pour que les enjeux de la refondation du service public soient partagés avec les grenobloises et les grenoblois, en ce qui concerne l’évolution du réseau de la lecture publique par exemple.

Nous savons que tout n’est pas parfait, nous savons que parfois des erreurs sont commises mais nos élus ne changent pas de cap, ils restent honnêtes et disent ce qu’ils font et font ce qu’ils disent.

Et il y a des résultats ! :

  • Division par deux du tarif des transports pour les jeunes
  • Mise en place d’une tarification sociale pour tous les services publics, qu’il s’agisse des piscines ou de la culture
  • Rééquilibrage de l’usage de l’espace public pour tous les usagers, végétalisation et mise en accessibilité
  • C’est aussi grâce à l’action de la majorité métropolitaine que l’on a aujourd’hui la ville à 30, citée en exemple par la Sécurité Routière, la piétonisation du centre-ville, le lancement des voies express à vélo, ainsi que le fait que le réaménagement de l’A480 se dirige vers une régulation à 70km/h.