Comprendre la situation financière de Grenoble

  1. Qui a endetté la ville, jusqu’à en faire une des villes les plus endetté de France ?

En allant chercher aux archives municipales le niveau de la dette de la ville depuis 1982, on peut voir que très rapidement durant le mandat de M. Carignon, la dette a été augmentée de 150 millions d’euros de 1983 à 1991. Puis comme la ville était en quasi-faillite (plus d’épargne pour financer les investissements) il a été obligé d’arrêter les dégâts. La dette n’a jamais pu être réduite, elle est restée au niveau de 250 millions d’euros. Fin 2015 elle était de 250 M€.

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  1. La situation financière laissée par l’équipe précédente était très dégradée

Graphique n° 2 : évolution dépenses réelles/prévues au budget (en bleu les prévisions, en rouge la réalité des dépenses) en millions d’euros

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On voit 3 choses sur ce graphique qui permettent de comprendre :

1° forte hausse des dépenses de 2011 à 2014 (près de 10% d’augmentation, soit plus de 20 millions d’augmentation des dépenses) ;

2° de lourdes erreurs de prévision et donc de gestion, particulièrement en 2013 et 2014 où les dépenses augmentent de manière incontrôlée par rapport aux budgets prévus (dérapage de 15 M€) ce qui explique qu’en 2014 à peine élus la majorité est obligée d’emprunter pour faire face aux erreurs de gestion ;

3° le coup de frein que la majorité est obligée de faire pour éviter le krach budgétaire et la mise sous tutelle du préfet.

Le graphique suivant nous présente les conséquences de cette situation : l’épargne nette a fondu et est même devenue négative en 2014… poursuivre sur cette voie conduisait notre ville à la faillite ! D’où la nécessité d’un redressement en deux ans (2017-2018) pour retrouver une épargne nette au moins nulle pour permettre les investissements indispensables pour préparer l’avenir, sans augmenter la dette, notamment les investissements dans le scolaire, l’accessibilité de la ville pour tous et l’entretien du patrimoine.

Graphique n°3 : chute de l’épargne nette depuis 2011, en millions d’euros.

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