Action du Rassemblement : lettre-pétition aux parlementaires de l’agglo

Le Rassemblement et ses mouvements vous invitent à signer cette lettre destinée à vos parlementaires (députés et sénateurs) afin de leur demander de ne pas voter les diminutions prévues des dotations de l’Etat aux collectivités. Le seul moyen pour cesser la politique récessionniste du gouvernement, c’est que le Parlement ne vote pas la loi de finances pour 2016 en l’état.

Jamais dans le passé la ville n’a connu une telle situation financière. C’est un véritable sinistre. Grenoble est une des grandes villes les plus atteinte par cette politique. Si le gouvernement persiste dans cette folie austéritaire, pour éviter la mise sous tutelle par la préfecture, la Ville n’aura d’autre choix que diminuer fortement ses dépenses de fonctionnement et d’investissement avec des conséquences très négatives sur l’emploi et les services publics.

Aujourd’hui, le seul moyen d’arrêter ce massacre financier, c’est que le Parlement ne vote pas la loi de finances pour 2016 en l’état. Les parlementaires, quelle que soit leur étiquette politique, doivent être mis devant leurs responsabilités. Elus par les habitants, ils doivent défendre l’intérêt des habitants. Voilà pourquoi nous vous proposons de signer cette lettre à vos parlementaires (députés et sénateurs) afin de leur demander de ne pas voter les diminutions prévues des dotations de l’Etat aux collectivités.

Boutonpétition

Pour respecter les engagements de la France induits par les différents traités européens, d’ici à 2017 le gouvernement veut retirer 28 milliards d’euros aux collectivités territoriales. Si son objectif déclaré est de faire des économies dans le budget de l’Etat, il a surtout pour conséquence d’obliger les collectivités à fortement réduire l’action publique et à diminuer leurs dépenses de fonctionnement et d’investissement, ce qui entre autres provoque des conséquences très négatives sur l’emploi.

Depuis 2014, la municipalité de Grenoble a décidé de s’opposer à cette austérité imposée et de défendre l’action publique locale, s’associant en cela à nombre d’autres communes. Mais le gouvernement n’a rien voulu entendre et la coupe budgétaire imposée pour l’année 2016 est encore pire que la précédente. Elle plonge notre commune, comme beaucoup d’autres, dans une terrible détresse : il s’avère désormais impossible de boucler le budget en 2016 sans opérer des coupes sombres dans ce qui est au cœur de l’action municipale, soit l’action publique au service des habitants.

Ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est le recul du service public et de la démocratie locale. Car comment répondre aux besoins et aux attentes de la population sans les moyens nécessaires ? Ce sont des services publics entiers qui sont aujourd’hui menacés : action sociale, musées, sports, culture, crèches… et rien de moins que toute la vie associative, des services pourtant indispensables à la population. Cette austérité budgétaire imposée empêche par ailleurs de réaliser les investissements à la fois nécessaires et créateurs d’emploi.

A l’heure où le chômage ne cesse de progresser, la capacité d’investissement des communes est désormais annihilée par la politique du gouvernement. C’est une aberration économique et sociale. Un pays où disparaissent services publics locaux et emplois ne peut voir que dépérir toute forme de citoyenneté active. Pour notre part, nous sommes favorables à des services publics renforcés, un emploi soutenu, la solidarité et le bien vivre ensemble, fondateurs de la citoyenneté.

Mesdames, Messieurs, vous êtes parlementaires, par votre vote de la loi de finances vous pouvez refuser cette politique aux effets mortifères. Nous vous demandons de ne pas commettre l’irréparable, de ne pas participer à la mise à mort des services publics locaux et à la récession économique locale.

Nous vous demandons solennellement de refuser de voter la baisse de la Dotation Générale de Fonctionnement aux collectivités territoriales, inscrite au projet de loi de finances 2016.

Grenoble, le 7 novembre 2015