17 janvier : café citoyen sur « Les communs » à la MDA

Les « Communs » peuvent faire référence à la notion de « Biens Communs » : Ce peut être l’air, l’eau, les savoirs, les logiciels et les espaces sociaux, et bien d’autres choses qui rendent possible la vie quotidienne et le bon fonctionnement de notre société. De nombreux biens communs sont cependant menacés – ils sont ôtés à la collectivité, commercialisés, détruits de manière irréversible.

Les Communs privilégient la valeur d’usage des ressources (l’intérêt pour les individus et les collectivités) plutôt que leur valeur d’échange (leur monétisation). Cette approche permet de penser le développement territorial, l’organisation urbaine, la relation entre producteurs et consommateurs…, contribuant ainsi à renouveler la façon dont le développement durable est aujourd’hui envisagé.

Ainsi, coopération versus concurrence, Biens communs et nouveau modèle social, crise de la verticalité de la Ve République, soutenabilité, gestion municipale de l’eau, du chauffage urbain, de la distribution de l’électricité, monnaie locale, droit d’usage versus droit de propriété… font partie des quelques questions parmi tant d’autres que pose la thématique des communs.

Fidèle à notre volonté d’ouvrir des débats et d’y participer. Après nos cafés citoyens consacrés à la monnaie locale en 2014, au logement participatif en 2016, le Rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes souhaitent organiser un café citoyen sur le thème des communs.

Il s’agit pour nous d’y réunir, pour un dialogue ouvert, les associations et citoyens intéressés à la question. Si la forme n’est pas encore établie, la date est fixée au 17 janvier à 20h à la Maison des associations. Nous souhaitons par ailleurs que cette initiative puisse être suivie d’une autre dans le cadre de la biennale de la ville en transition qui se tiendra en mars prochain à Grenoble.

Source image : Pierre Trendel – Wikimedia

Futur mode de gestion du chauffage urbain, faire le bon choix

La Métro qui a la compétence chauffage urbain depuis le 1er janvier 2015, doit décider de préparer la prochaine gestion de ce service public essentiel

Le contrat de concession passé entre les 6 villes et la CCIAG à partir de 1983 prend fin le 30 juin 2018, il est donc temps que la Métro qui a la compétence chauffage urbain depuis le 1er janvier 2015, décide de préparer la prochaine gestion de ce service public essentiel. Elle décidera en décembre 2016 du nouveau mode de gestion, elle devra choisir entre la gestion directe par un établissement public industriel et commercial (EPIC) qu’elle créera ou une gestion déléguée à un délégataire extérieur.

 

  • Rompre avec un lourd passé

 

La gestion du service public du chauffage urbain depuis 1983 jusqu’en 2014 a été un exemple de tout ce qu’il ne faut pas faire. La justice a condamné des malversations par un président (actuel conseiller municipal d’opposition) et un directeur général dans la gestion de la CCIAG avant 1995. Les élus n’ont pas contrôlé la gestion de cette concession qui s’est faite au profit d’intérêts privés par des directeurs généraux choisis par l’actionnaire privé (actuellement Dalkia). La gestion était des plus opaques et les usagers mal traités par des tarifs qui seront reconnus illégaux depuis 1983 jusqu’en novembre 2011.

Le changement politique en mars 2014 a permis de débuter une reprise en main par les élus de ce service public : nettoyage du contrat de délégation de service public par un avenant en redéfinissant les biens de retour, une redevance liée à la cogénération d’électricité à la centrale de la Poterne… Et enfin nomination d’un directeur général salarié de la CCIAG et non de l’actionnaire privé.

Un service public essentiel du point de vue social, patrimonial, écologique. Presque 50 000 logements et de très nombreux locataires du logement social sont chauffés par le chauffage urbain. Il est donc très important que ce service public soit géré avec le souci de la durée et au plus juste tarif pour les usagers. L’impact sur l’environnement est aussi très positif car il s’agit d’un mode de chauffage qui contient une majorité de chaleur issue d’énergies renouvelables.La Métro vient de décider du classement du réseau de chaleur, ce qui obligera les nouvelles constructions dans la zone classée à se brancher sur le chauffage urbain, ce qui permettra d’améliorer l’économie globale du service et de diminuer les impacts sur l’environnement.

 

  • Quel nouveau mode de gestion ?

 

Dans le contrat majoritaire à la métropole, il est prévu :« Mettre en place un service public local de l’énergie et plus particulièrement de l’efficacité énergétique et il est prévu d’ouvrir avec les usagers le débat à propos du chauffage urbain et de sa tarification. Nous demandons à la Métro d’ouvrir ce débat avant de décider du mode de gestion du service. Les usagers sont les premiers intéressés à ce que ce service public soit géré au mieux de leurs intérêts puisque c’est eux et eux seuls qui le financent.

Nos exigences :

  • Le pouvoir de la collectivité doit être total sur ce service pour que disparaisse les intérêts privés qui n’ont rien à y voir. Il faut que la Métro se dote des outils de contrôle suffisants.
  • Le maintien du collectif de travail actuel de la CCIAG est le gage du maintien de la compétence technique. Donc il faut maintenir les activités actuelles de la CCIAG en plus du chauffage urbain (gestion de l’incinération à Athanor et la récupération de la chaleur, maintenance de réseaux secondaires, service du froid…). Il ne faut pas créer une structure à deux étages (une pour l’investissement à la Métro et l’autre l’exploitation à un gestionnaire) qui ne serait que source de doublons et de renchérissement du service.
  • Les usagers doivent être associés étroitement à la gestion du service par la création d’un comité des usagers auprès du gestionnaire du service et que des représentants soient partie prenante des organes de gestion.

 

  • Notre préférence

 

Après une longue expérience de suivi de ces services publics notre préférence va à la gestion directe par un établissement public industriel et commercial –EPIC- (régie à personnalité morale et autonomie financière) qui reprendrait l’ensemble des salariés de la CCIAG avec leurs statuts

Les avantages de la gestion directe :

  • Une plus grande souplesse due à l’absence de contrat de délégation. Ce qui permet d’adapter les tarifs en fonction des réalités immédiates,
  • Des représentants des usagers peuvent participer avec voix délibérative au Conseil d’administration de l’EPIC (ce qui n’est pas possible dans une DSP même avec une SEM). Le contrôle politique par les élu-es est direct puisque la totalité du Conseil d’administration est élu par le conseil de Métro et ce dernier peut imposer un contrat d’objectif à l’EPIC qui a alors obligation de résultats.

Nous demandons au conseil de la Métro d’expliciter de manière claire et argumentée le choix qui sera fait entre la gestion directe ou une DSP suite à une présentation des avantages et des inconvénients pour elle et surtout pour les usagers des deux solutions, respectant les priorités rappelées ci-dessus : contrôle effectif de la collectivité, maintien du collectif de travail actuel et création d’un comité de usagers auprès du service gestionnaire.

Une rencontre avec René de Céglié

Premier élu à qui nous demandons de répondre à nos questions

Bonjour René. Tu es le premier élu à qui nous demandons de répondre à nos questions. Chacun y aura droit bien entendu ! Si nous avons choisi de commencer par toi c’est qu’il nous semble que tu fais partie des « élus-citoyens », au sens où tu te retrouves aujourd’hui élu d’une ville de plus de 150 000 habitants sans être passé par une adhésion à un parti. En ce sens tu sembles bien correspondre à la nature de la liste du RCGE, une liste où plus d’un tiers des élus sont directement issus de la société. Merci donc d’avoir accepté de répondre à nos questions qui visent à savoir ce que tu vis après deux ans de responsabilité.

Peux-tu nous dire en quelques mots qui es-tu ?

Je suis d’origine italienne. Ma famille est en France depuis 100 ans. Je suis le 5e et dernier enfant de la famille. Mon père était un gros bosseur. Un peu comme dans toutes les familles ritals, il avait cette valeur du travail. Mais je ne l’ai pas connu, il est décédé alors que j’avais à peine 9 mois et, là aussi comme dans beaucoup de familles italiennes, ce sont mes grandes sœurs qui se sont occupées de moi. Nous habitions dans les quartiers sud. J’ai grandi du côté de Beauvert et j’ai travaillé pendant 2 ans en usine comme OS, c’était l’usine Jay qui était connue à l’époque. Puis je suis parti faire du déplacement sur des chantiers en tant que monteur mécanicien.

Et la suite de ton parcours ?

En fait c’est déjà assez jeune que je me suis mis à fréquenter la maison pour tous. J’y ai fait mes débuts de citoyen-acteur. J’ai en effet participé à l’animation et suis, au bout d’un long moment, devenu administrateur. C’est comme ça que j’ai acquis le goût de l’action socio-culturelle. Par la suite,  j’ai suivi une formation de responsable de structure socio-éducative à l’institut Léo Lagrange et là j’ai mieux appréhendé ce qu’était l’éducation populaire.

D’où ta passion actuelle pour cette activité…

oui mais, dès l’âge de 25-26 ans j’étais aussi très sensible aux questions touchant à la nature et je désirais associer les deux : éducation et nature. J’ai alors eu la chance de pouvoir devenir directeur d’une association « Jeunes et Nature » pendant 8 ans. En 1988, la maison de Nature et de l’environnement de l’ Isère a été créée  et j’ai été embauché au poste de directeur . C’est le moment où je suis passé de l’éducation populaire à l’environnement. J’ai été le directeur de cette maison pendant 12 ans. Je n’ai pas pour autant renié mes premières amours et je suis parti dans la Drôme pour une expérience de directeur d’un jardin de Cocagne, une association d’insertion par l’activité économique. De retour à Grenoble, j’ai entrepris une formation de responsable d’entreprise de l’économie sociale et solidaire. Suite à cette formation j’ai intégré la Régie de quartier Villeneuve comme responsable du pôle développement durable et solidaire, poste que j’ai occupé pendant  7 ans.

Peut-on dire qu’avec ta responsabilité politique actuelle, élu de secteur en charge de questions des quartiers populaires, du développement durable et de l’insertion, la boucle est bouclée ?

D’une certaine manière dans cette  fonction d’élu, c’est un forme d’aboutissement dans mon parcours atypique, avec  mon CAP de mécanique  mes des postes à responsabilité  je suis  toujours resté un militant associatif… en fait depuis 1978 au moins !

Mon intérêt pour les questions liées à l’environnement, à l’éducation et à l’ESS m’a donné une grande sensibilité politique aux questions portées par la mouvance écolo ayant une forte sensibilité sociale. Mais je n’ai jamais été encarté dans un mouvement politique, même si je n’y étais pas insensible. Dans le milieu où je baignais, j’avais plutôt une fibre d’environnementaliste impliqué dans le monde associatif que celle d’un naturaliste ou d’un militant de l’écologie politique.

Ta présence dans la liste du RCGE n’est donc pas un choix suite à un événement mais plutôt l’aboutissement logique d’une vie ?

On peut dire ça, en juillet 2013, lors de mon départ en retraite j’ai très vite entendu parler de la démarche d’Eric Piolle. Cela m’a semblé intéressant car celle-ci  sortait  de la logique des tuyaux où chacun s’occupe de son domaine et s’y spécialise. J’ai rencontré ceux du Réseau citoyen et je me suis tout de suite dit « c’est ma place ». J’ai rencontré Eric Piolle plus tard et j’en ai eu la confirmation…  Cela dit j’étais en 25e place sur la liste et donc je n’imaginais absolument pas être élu. J’y vois surtout une expérience intéressante, une poursuite de mon vécu en conformité avec mes convictions. En tant que militant associatif, je me suis toujours intéressé à la politique mais jamais en y participant.

Bon et alors, deux ans plus tard ?

Tout d’abord j’habite toujours à la Villeneuve. Je reste toujours investi dans la vie associative, mais  dans un moindre mesure. Pour le reste, je ne connaissais pas grand-chose de  la vie politique, ni ses rouages, la machinerie, cet énorme paquebot qu’est la Ville avec tout un équipage, chacun à sa place, tous indispensables… Ce que je ressens d’abord, c’est une  inertie très forte, totalement différente de celle du  milieu associatif beaucoup plus réactif. Le changement de cap prend un temps fou et en plus nous le faisons en pleine tempête : une situation budgétaire difficile héritée de l’ancienne équipe qui est aggravée par la politique du gouvernement ! Le contexte complique « un peu l’affaire » mais on tient le cap. On sait où on veut aller, on a  globalement une vision sociétale et des convictions. C’est vraiment enrichissant pour le militant associatif que je suis d’avoir ce nouvel  horizon. Cela dit, je dois avouer que la première année a été déroutante. Que faire ? Comment le faire ? Où suis-je ? C’est quoi ma place ? Ces questions, je me les suis  posées tous les jours et cent fois par jour…

Maintenant après 2 ans et demi, je reste sensible à l’authenticité de mes collègues élus. On ne se connaissait pas ou peu avant et certes si chacun est perfectible, j’ai le sentiment d’être avec de « belles personnes ». Même après 2 ans et demi, il y a dans nos échanges, dans nos décisions de la sincérité, de l’honnêteté, Bien sûr, nous avons sans doute commis des erreurs,  mais je crois sans jamais tromper notre sincérité ou nos convictions.

Et ton expérience d’élu du secteur 4 ?

Ce qui me plaît, c’est bien sûr en rapport avec ma fibre humaniste, moi j’aime les gens, le contact, les échanges…même  si  au début ça a été difficile.

La 1ere réunion de quartier, 5 mois après les élections, on s’est fait huer! Et je me suis dit « je fais quoi là ? » D’emblée des gens ne nous aimaient pas… sans même nous connaître…..

Il faut du temps pour construire une relation de confiance. Je crois que je commence à y arriver même avec des personnes avec qui nous avons des désaccords… mais au moins ils savent  que je suis sincère. Moi je ne vais pas tenir un  discours politique, mon truc c’est la relation bienveillante  avec les gens. C’est mon registre, je crée du lien… Avec mon expérience de militant, celle  d’ouvrier d’usine, ou comme directeur d’association, avec en plus mes 64 ans révolus et bien j’apprends encore sur la nature humaine grâce à  ce mandat d’élu de secteur.

Et là vraiment même si c’est difficile, je ne regrette pas mon choix, ni mon investissement !

Mon secteur, c’est Esmonin, Flaubert,… donc beaucoup de campements avec les 3 problématiques les plus difficiles : les questions de migrations et notre relative impuissance en tant que ville, les trafics et la prostitution…

Elu de secteur c’est être au plus près des habitants du terrain, répondre aux problèmes de quotidienneté, propreté, sécurité, entre autres.

Ce qui est difficile pour moi, c’est que mon engagement d’élu de secteur laisse peu de place au créatif que je suis, celui qui durant une grande partie de sa vie a été un créateur d’évènements.

On n’a pas vraiment de budget, peu de services et donc pas de capacité à porter de grands événements. Cette possibilité est plus dévolue aux élus thématiques.

Alors, heureux ?

Sur mon secteur, j’ai toutefois des satisfactions : celle par exemple d’avoir accompagné un collectif associatif pour la création d’une foire sur l’économie sociale et solidaire, sujet auquel je suis sensible, des moments festifs avec les habitants où on parle de sujets sympas en oubliant  les soucis du quotidien, ceux du secteur.  Ensuite il y a l’éducation à l’environnement un autre sujet qui me touche  et sur lequel  je travaille avec Fabien Malbet, car nous partageons la conviction qu’il n’y aura pas de transition écologique s’il n’y a pas de transition « citoyenne ». C’est le rôle de l’éducation, les vrais changements  ne peuvent se faire sans une prise de  conscience dans la pensée et dans l’acte. C’est ce que dit Pierre RABHI dont je suis un des fidèles.

Pour moi c’est fondamental dans ce que je fais, on plante des graines, les graines du possible, modestement, avec les moyens qu’on a, individuellement et collectivement et là où on est.

Et tu as encore du temps pour toi ?

Depuis 2 ans et demi, je suis à fond dans mon mandat, je suis un passionné, et je me prends pas mal la tête, c’est un peu ma nature…

C’est d’ailleurs un problème pour toute l’équipe : nous donnons le maximum de nous-même, nous donnons beaucoup  et pourtant nous sommes dans une course de fond et il faut tenir sur la distance.

Il faut donc  ménager sa monture, prendre soin de son entourage, de ses proches, de ses amis  mais également de soi.

Merci René et bonne route à toi et tout l’équipage !

Communiqué de presse « Redonner un second souffle à Grenoble », un catalogue de vieilles recettes

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L’émergence du citoyen acteur

Après les consultations sur les budgets participatifs et le stationnement.

Une très grande satisfaction ! Notre projet est celui de rendre la parole au citoyen et la semaine passée c’est plus de 7000 grenoblois qui se sont exprimés. Depuis l’arrivée de nos élus en 2014 plusieurs dispositifs ont été mis en place : Cci, budgets participatifs, initiative pétitionnaire, … Ils ont tous le même objectif : permettre l’émergence du citoyen-acteur sans lequel la défiance vis-à-vis du monde politique ne pourra être dépassée et les défis qui se posent à notre avenir sur la planète ne pourront être relevés.

7 fois plus de grenoblois se sont donc exprimés cette année ! Nous voyons à l’œuvre l’implication de nombreux habitants qui ont pris conscience que changer la vie se fait aussi au quotidien par de petites réalisations. Il s’agit surtout de l’appropriation par les citoyens de la recherche de solutions concrètes aux problèmes qui se posent dans leur vie quotidienne. Nous souhaitons bien entendu que cette dynamique se poursuive et que l’an prochain encore plus de grenoblois y participeront tant dans la proposition de projets que dans le vote.

La consultation sur le stationnement a aussi vu de son côté une forte participation et ces deux initiatives concomitantes ont certainement favorisées la forte participation. Ce nouveau dispositif, que seule notre ville propose, a répondu au besoin des Grenoblois de pouvoir s’exprimer. Si la barre des 20 000 n’a pas été atteinte, il n’en demeure pas moins que nos élus doivent répondre à cette expression. En ce sens la mise en place d’un groupe de travail pour construire un diagnostic partagé avec l’ensemble des acteurs est la bonne réponse. A partir des chiffres et non des logiques théoriques, nous allons pouvoir progresser dans la connaissance de la réalité des uns et des autres et ainsi chercher les meilleures solutions. Déjà les premières statistiques du mois de septembre nous indiquent que pour 40% de résidents le tarif a baissé et que pour environ 10% il n’a pas bougé. La tarification solidaire a donc du sens !

Ces nouveaux dispositifs de participation citoyenne à la décision demandent à être améliorés, amplifiés, et … encore expliqués. Il faudra notamment prévoir encore plus de lieu de vote et faire appel à du bénévolat pour tenir les urnes et le dépouillement afin d’alléger les personnels municipaux. Au-delà de l’organisation, la question du seuil des 20 000 a été très critiquée. Il s’agit en effet d’une question politique de très grande importance : le chiffre de 20 000 n’est pas sorti par hasard. Il s’agit du nombre de suffrages recueillis par la majorité lors des élections de 2014 et qui donne à cette majorité une légitimité pour mettre en œuvre son programme mais aussi pour prendre des décisions. Le problème auquel nous avons à faire face du fait de la mise en œuvre de nos nouveaux dispositifs démocratiques est que des logiques et des légitimités différentes peuvent s’opposer. Ainsi serait-il logique, démocratiquement acceptable que 4 000 votants lors d’une consultation imposent leur volonté à toute une ville ? Le débat est ouvert mais pour nous il s’agit là de la manière dont on organise désormais la coexistence de deux légitimités : celle issue du processus de la démocratie représentative lors de l’élection municipale et celle d’une démocratie plus directe lors d’une consultation de la population sur un sujet donné… Au nom de quel principe cette dernière devrait s’imposer à la première ? La référence des 20 000 n’est donc en rien arbitraire. Elle s’inscrit dans une certaine logique politique qui mérite sans aucun doute davantage de débats argumentés que ne le font ceux qui contestent notre dispositif… D’autant plus que le corps électoral pour la votation citoyenne (tout habitant de plus de 16 ans, soit 130 000 personnes) est beaucoup plus large que les seuls inscrits sur les listes électorales (85 000). Ainsi 20 000 votants ne représentent que 15% de la population… on le voit exprimé de cette manière la barre des 20 000 n’est pas si élevée !

Comprendre la situation financière de Grenoble

  1. Qui a endetté la ville, jusqu’à en faire une des villes les plus endetté de France ?

En allant chercher aux archives municipales le niveau de la dette de la ville depuis 1982, on peut voir que très rapidement durant le mandat de M. Carignon, la dette a été augmentée de 150 millions d’euros de 1983 à 1991. Puis comme la ville était en quasi-faillite (plus d’épargne pour financer les investissements) il a été obligé d’arrêter les dégâts. La dette n’a jamais pu être réduite, elle est restée au niveau de 250 millions d’euros. Fin 2015 elle était de 250 M€.

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  1. La situation financière laissée par l’équipe précédente était très dégradée

Graphique n° 2 : évolution dépenses réelles/prévues au budget (en bleu les prévisions, en rouge la réalité des dépenses) en millions d’euros

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On voit 3 choses sur ce graphique qui permettent de comprendre :

1° forte hausse des dépenses de 2011 à 2014 (près de 10% d’augmentation, soit plus de 20 millions d’augmentation des dépenses) ;

2° de lourdes erreurs de prévision et donc de gestion, particulièrement en 2013 et 2014 où les dépenses augmentent de manière incontrôlée par rapport aux budgets prévus (dérapage de 15 M€) ce qui explique qu’en 2014 à peine élus la majorité est obligée d’emprunter pour faire face aux erreurs de gestion ;

3° le coup de frein que la majorité est obligée de faire pour éviter le krach budgétaire et la mise sous tutelle du préfet.

Le graphique suivant nous présente les conséquences de cette situation : l’épargne nette a fondu et est même devenue négative en 2014… poursuivre sur cette voie conduisait notre ville à la faillite ! D’où la nécessité d’un redressement en deux ans (2017-2018) pour retrouver une épargne nette au moins nulle pour permettre les investissements indispensables pour préparer l’avenir, sans augmenter la dette, notamment les investissements dans le scolaire, l’accessibilité de la ville pour tous et l’entretien du patrimoine.

Graphique n°3 : chute de l’épargne nette depuis 2011, en millions d’euros.

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Conférence de presse du 13/09/2016

Le Rassemblement Citoyen de la Gauche et des Ecologistes (RCGE) a tenu une conférence de presse de rentrée le 13 septembre 2016.  En voici un résumé : trois points principaux étaient au menu.

  • La campagne d’affichage du parti « Les Républicains » est totalement indigne

Dans le climat politique national, cette hystérisation et cette « trumpisation » du débat politique déplace le curseur de la violence. C’est dans ce contexte que des personnes se croient autorisées à faire feu sur le local du Parti Socialiste et menacer le maire jusqu’à son domicile. Ces affiches sont totalement irresponsables et nous espérons que l’ensemble des responsables politiques vont enfin condamner sans réserve ces agissements et appeler à un débat serein et démocratique.

  • La continuation de l’acharnement de l’Etat sur les collectivités territoriales et ses conséquences.

La ville de Grenoble a été plus fragilisée que les autres grandes villes à cause d’un passage funeste de la gestion Carignon (augmentation de 150% de la dette !), une augmentation des impôts sans restructuration des dépenses en 2009, et une épargne nette devenue négative en 2014. Et les 17 M€ de baisse des dotations de l’Etat. Il faut dire la vérité, et nous sommes malheureusement les seuls à le faire. Continuer comme avant c’était conduire la ville à la mise sous tutelle de la préfecture.

D’où la nécessité d’un redressement rapide pour des finances saines et de la capacité à agir : c’est-à-dire pouvoir faire les investissements indispensables pour préparer l’avenir, sans augmenter la dette, notamment dans le scolaire, l’accessibilité de la ville pour tous et l’entretien du patrimoine municipal.

  • Les perspectives du Rassemblement grenoblois

La participation des citoyens aux décisions qui les concernent est au cœur de notre projet politique et nous le mettons en place petit à petit. En octobre pour la 2eme fois les Grenoblois vont être appelés à voter pour les projets proposés dans le cadre du budget participatif, un grand nombre de rencontres et de débats autour de petits projets parfois ont lieu et remettent le citoyen au cœur de la ville… tout ceci prend du temps. Une votation citoyenne pourrait être mise en place en octobre 2016 sur le stationnement.

Le RCGE souhaite que plus de rencontres se mettent en place rapidement pour que les enjeux de la refondation du service public soient partagés avec les Grenobloises et les Grenoblois, en ce qui concerne l’évolution du réseau de la lecture publique par exemple. Pour la préparation du budget 2017, nous souhaitons que différents scénarios budgétaires soient proposés au débat public.

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L’énergie : un bien commun ? 🗓

Pour un pole public de l’énergie métropolitain

Réunion publique

Mardi 10 mai à 20h

Maison des Associations

(6 rue Berthe de Boissieux, Grenoble)

Habitat participatif : une réponse à la crise du logement ? 🗓

Le Rassemblement organise le mardi 22 mars un Café Citoyen sur le thème « Habitat participatif : une réponse à la crise du logement ? »

Rendez-vous le mardi 22 mars à 19h30 à PauseBio (3 rue JF Hache).

Arrêt de Tram : Sainte-Claire

Action du Rassemblement : lettre-pétition aux parlementaires de l’agglo

Le Rassemblement et ses mouvements vous invitent à signer cette lettre destinée à vos parlementaires (députés et sénateurs) afin de leur demander de ne pas voter les diminutions prévues des dotations de l’Etat aux collectivités. Le seul moyen pour cesser la politique récessionniste du gouvernement, c’est que le Parlement ne vote pas la loi de finances pour 2016 en l’état.

Jamais dans le passé la ville n’a connu une telle situation financière. C’est un véritable sinistre. Grenoble est une des grandes villes les plus atteinte par cette politique. Si le gouvernement persiste dans cette folie austéritaire, pour éviter la mise sous tutelle par la préfecture, la Ville n’aura d’autre choix que diminuer fortement ses dépenses de fonctionnement et d’investissement avec des conséquences très négatives sur l’emploi et les services publics.

Aujourd’hui, le seul moyen d’arrêter ce massacre financier, c’est que le Parlement ne vote pas la loi de finances pour 2016 en l’état. Les parlementaires, quelle que soit leur étiquette politique, doivent être mis devant leurs responsabilités. Elus par les habitants, ils doivent défendre l’intérêt des habitants. Voilà pourquoi nous vous proposons de signer cette lettre à vos parlementaires (députés et sénateurs) afin de leur demander de ne pas voter les diminutions prévues des dotations de l’Etat aux collectivités.

Boutonpétition

Pour respecter les engagements de la France induits par les différents traités européens, d’ici à 2017 le gouvernement veut retirer 28 milliards d’euros aux collectivités territoriales. Si son objectif déclaré est de faire des économies dans le budget de l’Etat, il a surtout pour conséquence d’obliger les collectivités à fortement réduire l’action publique et à diminuer leurs dépenses de fonctionnement et d’investissement, ce qui entre autres provoque des conséquences très négatives sur l’emploi.

Depuis 2014, la municipalité de Grenoble a décidé de s’opposer à cette austérité imposée et de défendre l’action publique locale, s’associant en cela à nombre d’autres communes. Mais le gouvernement n’a rien voulu entendre et la coupe budgétaire imposée pour l’année 2016 est encore pire que la précédente. Elle plonge notre commune, comme beaucoup d’autres, dans une terrible détresse : il s’avère désormais impossible de boucler le budget en 2016 sans opérer des coupes sombres dans ce qui est au cœur de l’action municipale, soit l’action publique au service des habitants.

Ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est le recul du service public et de la démocratie locale. Car comment répondre aux besoins et aux attentes de la population sans les moyens nécessaires ? Ce sont des services publics entiers qui sont aujourd’hui menacés : action sociale, musées, sports, culture, crèches… et rien de moins que toute la vie associative, des services pourtant indispensables à la population. Cette austérité budgétaire imposée empêche par ailleurs de réaliser les investissements à la fois nécessaires et créateurs d’emploi.

A l’heure où le chômage ne cesse de progresser, la capacité d’investissement des communes est désormais annihilée par la politique du gouvernement. C’est une aberration économique et sociale. Un pays où disparaissent services publics locaux et emplois ne peut voir que dépérir toute forme de citoyenneté active. Pour notre part, nous sommes favorables à des services publics renforcés, un emploi soutenu, la solidarité et le bien vivre ensemble, fondateurs de la citoyenneté.

Mesdames, Messieurs, vous êtes parlementaires, par votre vote de la loi de finances vous pouvez refuser cette politique aux effets mortifères. Nous vous demandons de ne pas commettre l’irréparable, de ne pas participer à la mise à mort des services publics locaux et à la récession économique locale.

Nous vous demandons solennellement de refuser de voter la baisse de la Dotation Générale de Fonctionnement aux collectivités territoriales, inscrite au projet de loi de finances 2016.

Grenoble, le 7 novembre 2015

 

Café citoyen : sport, activité physique et santé dans la ville 🗓

Mercredi 20 mai à 19 h 00
Salle de la Maison des Habitants du centre ville ( 2, rue du Vieux Temple à Grenoble. Tram B arrêt Notre-Dame).

Sport, activité physique et santé dans la ville

Jeunes, moins jeunes , seniors, malades et bien portants, associations, clubs sportifs, élus… vous êtes tous concernés et vous êtes tous les bienvenus pour questionner, échanger , apprendre, informer…

Avec la participation de Stéphane Doutreleau, cardiologue du sport au CHU

Monnaie complémentaire, acte 2 : de la théorie à la pratique 🗓

salle festive de la Maison des Habitants Centre Ville (2, rue du Vieux Temple)

mardi 10 février de 18h à 20h

Le café citoyen du 17 décembre nous a réuni autour de Jean-François Ponsot (universitaire, membre des économistes attérés) et Olivier Truche (secrétaire du mouvement sol pour une appropriation citoyenne de la monnaie) pour échanger sur ce qu’est une monnaie complémentaire. Nous avons évoqué les forces et les faiblesses de diverses expériences (Toulouse, Bristol, pays basque…et sol alpin bien sûr) et eu des débats sur sa forme (fiduciaire et/ou électronique) et sur l’opportunité d’en faire une monnaie « fondante » ou non. Nous nous sommes quittés avec la promesse de nous retrouver et l’intuition qu’une monnaie complémentaire à l’échelle de la métropole peut être un levier efficace pour développer l’économie de proximité et conjuguer solidarité et transition écologique.

Le 10 février de 18h à 20h, au 2 rue Vieux-Temple, nous vous proposons de participer à un groupe de travail pour constituer un collectif de citoyens motivés par cet enjeu et susceptibles de promouvoir ce projet et de mobiliser de nombreux acteurs sur le territoire (prestataires, collectivités locales et consommateurs bien sûr).